larbre"il ne pousse rien à l'ombre des grands arbres", cette phrase pourrait servir d'exergue au dernier film de Julie Bertuccelli. Cette dernière se penche à nouveau (après Depuis qu'Otar est parti) sur le thème de la disparition et du deuil.
Dans l'incandescence du bush australien, une famille sous le choc cherche à surmonter la mort brutale du père. Un arbre tentaculaire domine le jardin familial et très vite, la petite Simone, seule fille de la fratrie, y trouve refuge. Sous le souffle chaud du désert australien, dans le bruit des feuilles, elle reconnait la voix de son père. Commence alors une longue métaphore entre le spécimen envahissant, un figuier Bay Morton, et l'absence du père. Autour de cet arbre habité, réel et magie se croisent sur fond de violences climatiques. Juste, poétique, le film échappe à la tentation du tire-larmes. Dans cet exercice de résilience, la grâce des enfants sème l'espoir et imprime la toile...à déguster en VO!